Archives pour la catégorie stéréotypes

Préjugé 6: Les hommes sont meilleurs sportifs que les femmes

(suite de recyclage d’anciens billets…)

« Tu comprends, les filles font le petit parcours et les garçons le grand. Mais le grand parcours c’est trop dur pour moi et je ne veux pas être le seul garçon du groupe à faire le petit! »

C’est ce qu’un ami m’a dit, à propos d’un raid VTT auquel il aurait bien aimé participer avec toute sa bande… mais voilà, son niveau ne lui permettait pas de suivre les mecs.

Il est pas expert en VTT. C’est aussi le cas de ses amies filles, qui ont décidé de s’inscrire sur la petite boucle, pour découvrir la discipline et être sûres de s’amuser. Mais lui, ne fera rien, et le soir venu il se contentera des les écouter tous commenter les bons moments de leur journée.

Le petit parcours n’est donc plus une boucle plus courte pour les gens qui ne veulent pas se lancer dans un grand raid , il devient un « truc-de-fille ». Un « truc-de-fille » c’est toujours vaguement dévalorisant, enfin non, c’est bien « pour une femme » mais pour un mec, bon, c’est un peu de la rigolade. D’où l’importance, d’ailleurs, de soigneusement tenir les femmes éloignées des vrais « trucs-de-mec » de peur d’en faire des « trucs de filles ».

J’avais envie de lui dire: « C’est dommage de te priver tout seul d’un truc qui t’aurait plu, à cause d’une norme (à la noix) que tu as, que nous avons tous, intériorisée. »

« Mais permets-moi quand même: si toi, comme je te connais, bien dans tes baskets et sportif, tu n’oses pas passer outre, qui va bien pouvoir le faire, hein? »

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Photo trouvée ici

 

Préjugé 5: les femmes n’ont pas le temps de faire du sport

(suite de recyclage et remodelage d’anciens billets)

[Il y a quelques années maintenant] j’étais à l’assemblée générale de mon club de foot en région parisienne.

Premièrement, amère constatation de voir que même pour un club féminin, même avec un bureau relativement mixte, seuls les hommes siègent à la table pour s’adresser doctement aux femmes de l’assistance: nous ne dérogeons pas aux statistiques officielles des associations sportives. Peu de femmes dirigeantes…

Deuxièmement, nous accueillions un monsieur de la mairie pour discuter infrastructures, subventions, et surtout demander un créneau supplémentaire par semaine sur notre terrain. Rien qui ne soit très classique jusque là, si ce n’est que pour justifier sa réticence à nous l’accorder, ce monsieur s’est fendu à un moment d’un « Les hommes peuvent, eux, partir à 20h pour faire un tennis! Mais vous…mesdames… vous avez une autre vie… »

En se faisant ainsi renvoyer dans nos cuisines, mes copines et moi avons réprimé notre hoquet d’indignation… Oui, réprimé, car il s’agissait de faire bonne figure (les subventions!).

En admettant que les statistiques vous donnent raison: la faute à qui, Monsieur, si les femmes ne trouvent pas le temps?

La faute à ceux qui trouvent normal de rentrer du tennis à 23h, une fois les enfants baignés et couchés, en mettant les pieds sous la table et en jetant son sac dans un coin – la lessive se fera toute seule – sans jamais rendre la pareille un jour dans la semaine. Je ne compte plus les collègues et amies qui subissent ces situations: « Il travaille tellement, il a besoin de décompresser… il lui faut son espace à lui… ». Quand, elles, regrettent ne pas avoir pu chausser de baskets depuis des mois. On pourrait les exhorter à se rebeller, bien sûr. Mais qui a envie d’un bras de fer permanent à la maison quand gérer le quotidien pompe déjà une énergie phénoménale?

 

 

 

Préjugé 4 : les femmes n’aiment pas la compétition

(suite de la rediffusion d’anciens billets initialement publiés sur l’ancien blog)

…ni les efforts intenses, ni les sensation fortes, ni la bagarre. Etc.

Leur manque de compétitivité « naturel » : voilà selon certains, ce qui détournerait les femmes de toute pratique à haut niveau. Et tiens donc, c’est aussi ce qui les tiendrait éloignées des filières professionnelles sélectives, des carrières brillantes et des lieux de pouvoir, quelle coïncidence. En plus, il se trouvera toujours quelqu’un pour dire « Est-ce que c’est un mal ? Ah, les femmes, elles au moins, n’ont pas envie d’écraser les autres, c’est tellement mieux… » Ah, ces tentatives de conforter les femmes dans un caractère soi-disant vertueux…mais qui comme par hasard, donne moins de reconnaissance, moins d’argent, moins de pouvoir.

Pour commencer par une parenthèse, la compétition n’est pas le seul ressort du sport, ni toujours le meilleur, mais on n’arrive pas à un certain niveau sans un minimum de niaque. D’ailleurs, même à un niveau amateur, on ne progresse pas sans s’accrocher. Et je distingue les perfectionnistes qui, en se comparant aux autres, évaluent leurs propres progrès, et ceux qui préfèrent gagner en jouant mal que perdre en jouant bien. Voilà qui est dit.

Et donc, de vraies compétitrices acharnées, qui veulent dépasser tout ce qu’il y a devant elles, j’en connais. Et pas qu’à haut niveau, des amatrices aussi. Zut alors, sont-elles des femmes ? Faut-il le répéter pour ceux qui croient aux fadaises de Mars et Vénus, l’esprit de compétition n’est pas inscrit dans les gènes masculins. C’est quelque chose qu’on nous inculque ou qu’on acquiert, selon notre caractère. Mais ce sont les garçons qu’on encourage dans ce sens : cet article, paru il y a quelque temps, m’avait frappée.

Ce billet explique également qu’on couve plus les fillettes que les garçonnets ; il en résulte que ces derniers découvrent mieux leur corps, appréhendent mieux l’espace et leurs limites. Ils se développent donc mieux : un coach de sport Co me disait qu’à âge égal les adolescentes qui débutent ont une coordination et une confiance en elle moins bonnes que les garçons, parce qu’elles n’ont pas fait de sport plus jeunes. De même, leurs muscles et leurs articulations sont moins renforcés et elles se blessent plus facilement. La prétendue fragilité des filles ne viendrait-elle donc pas de ce qu’on les surprotège ?

C’est enfin la même chose pour toutes les qualités qu’on développe en pratiquant un sport: compétition, mais aussi affirmation de soi, courage, esprit d’équipe, ténacité, obstination, agressivité – à bien distinguer de la violence- , perfectionnisme, ambition, j’en passe et des meilleures. Autant de qualités qu’on préfère voir chez les hommes. Les femmes, elles, apprendront plus tard dans les magazines que le sport sert uniquement à avoir le teint frais et les fesses fermes.

Chacun fait bien sûr du sport avec des sources de motivation qui lui sont propres ; mais si on faisait en sorte que chacun puisse trouver les siennes en fonction de son caractère et de ses possibilités, et non pas en fonction de son sexe ?

Photos: Ariane Friedrich (crédits photos Michael Steele/Getty Images Europe, trouvée ici) et Blana Vlasic (photo trouvée ici), deux sacrées sportives qui en veulent.

Préjugé 3 : le niveau du sport féminin est trop faible

(suite de la rediffusion de billets initialement publiés sur l’ancien blog)

Quand le supporter lambda est à court d’arguments pour exprimer son désintérêt pour les sports féminins, l’argument « de raison » est la faiblesse du niveau et la pauvreté du spectacle. Ça va de « ya pas d’ambiance » à « c’est pathétique » en passant par « on s’ennuie ». Invoquer la faiblesse du niveau est très confortable pour les journalistes, les patrons de presse, les diffuseurs, etc… qui espèrent ainsi renvoyer les sportives dans leurs vestiaires: « Travaillez encore mes petites, et quand vous serez vraiment douées vous reviendrez nous voir. On est pas sexistes, on veut vous éviter le ridicule! »

Je ne parle pas ici de niveau en termes de performance, mais en termes de maîtrise technique. J’en ai déjà parlé dans mon article précédent : il est clair pour moi que si la puissance n’égale pas celle des hommes, rien n’empêche les femmes d’acquérir la maîtrise technique et tactique …dans des conditions d’entraînement équivalentes.

Photo: pub Puma avec la footballeuse brésilienne Marta, trouvée ici

En l’état actuel des choses, ce n’est malheureusement pas un cliché : la pratique féminine de certains sports est loin d’égaler celle des hommes. Je pense en particulier à des sports très récemment féminisés comme le rugby, le football (sauf aux USA).  Mais avant de proclamer, comme je l’ai déjà vu sur des forums de sports, que c’est génétique et basta, penchons-nous un peu sur la réalité.

Tout d’abord, le niveau général d’un sport à l’échelle d’un pays dépend étroitement du nombre de jeunes pratiquantes. Il est évident qu’un vivier réduit de pratiquantes dans les plus petites catégories d’âge ne permet pas une sélection acérée pour le haut niveau.

Les parents n’inscrivent pas volontiers leurs fillettes dans les sports dont je parle. D’une part, il faut déjà avoir entendu parler de la pratique féminine du sport concerné. Et si c’est le cas, et que par hasard l’enfant demande elle-même, ce n’est pas encore gagné : soit l’activité est trop connotée « garçon » au goût des parents qui préfèrent voir leur enfant dans des activités « de son sexe », soit la pratique est tout bonnement impossible faute de structure à proximité de leur domicile. Pour m’être changée des années dans un placard sans douches, car la municipalité refusait les travaux pour des vestiaires de filles, je sais qu’il faut parfois s’accrocher pour pratiquer son sport. Ne serait-ce que d’un point de vue strictement organisationnel et matériel.

Supposons maintenant que notre petite fille ait réussi à s’inscrire dans le club de ses rêves, que ses parents la soutiennent, que les moqueries éventuelles de ses camarades ne la rebutent pas et enfin…qu’elle soit exceptionnellement douée pour son sport. Comment le coach pourra-t-on convaincre ses parents, et elle-même, de s’engager pour le haut niveau, alors qu’il n’y aura la plupart du temps ni reconnaissance médiatique, ni sponsors à la clé en réponse aux sacrifices qu’elle devra endurer?

La passion n’est pas tout. Je comprends parfaitement la réticence des sportives à s’engager pour un sacerdoce aussi peu rémunérateur. Pour les quelques stars du tennis que l’on connaît, il y a des centaines de grandes athlètes qui sont contraintes d’exercer un métier pour subvenir à leur besoin. A mon mini-niveau et malgré tout le plaisir que j’éprouve à pratiquer mon sport, aller me coltiner ma séance un soir pluvieux de novembre après une journée de boulot, c’est galère. Imaginez alors cette situation lorsque l’entraînement, c’est tous les jours ; lorsque que tous les week-ends sont pris, que cela s’accompagne de stress vis-à-vis des résultats, de régimes alimentaires et de sacrifices personnels…

Voici pour le point de vue des sportives. Du côté des encadrants et dirigeants, ce n’est guère plus facile. Faire un tourner un club ou créer un pôle d’excellence, cela réclame une énorme motivation, du temps, et de l’argent, et quand il s’agit de sport féminin cela s’apparente bien souvent au tonneau des Danaïdes. Il y a bien sûr de belles réussites, mais aussi beaucoup qui se découragent et jettent l’éponge alors même que les filles sont présentes et motivées.

Vous m’avez donc compris, pour moi la sous-médiatisation des sports féminins et les préjugés qui l’entourent forment avec les sous-effectifs un cercle vicieux qu’il apparaît nécessaire de briser. La plupart des dirigeants sportifs ont saisi qu’il fallait attirer plus de jeunes filles vers ces sports peu féminisés*, voire susciter plus de vocations dans des sports certes féminisés en loisirs mais désertés dès qu’il s’agit de compétition, comme la course à pied par exemple.

Malheureusement –est-ce parce que les dirigeants sont majoritairement des hommes, ou est-ce le fait de la pression des annonceurs ? – la mise en équation de ce problème se résume bien souvent à « Plus de féminité ! Montrons que ce sont de vraies femmes pour rassurer le public ». C’est ainsi que de désastreuses (à mon sens) campagnes de communication ont vu le jour que ce soit pour le handball ou pour le football, pour le ski… Pour moi c’est un pansement sur une jambe de bois ; on contourne ainsi soigneusement la lutte contre les stéréotypes sexistes. On continue à insinuer que l’on se doit d’être femme avant d’être sportive, et désirable, s’il vous plaît. Mais je développerai cette histoire de féminité dans un prochain billet.

* C’est ainsi que sous l’initiative de dirigeants motivés, des plateaux d’initiation voient le jour dans divers sports. L’occasion de faire ses premières armes, de voir « en vrai » des joueuses féminines, et d’être tentée de faire pareil! Il y a aussi tous les sports UNSS (scolaires) qui sont l’occasion d’apprendre un sport pour un prix réduit dans le cadre du collège ou du lycée.

Préjugé 2: le sport féminin c’est moche et c’est nul

(rediffusion de quelques articles publiés à l’origine sur l’ancien blog)

N’en jetez plus…

La nuance est subtile: ce n’est pas là le physique des sportives qu’on brocarde mais bel et bien le mouvement, le jeu, les postures et les attitudes. Ils sont qualifiés de laids parce qu’ils sont peu habituels, et on estime tout simplement qu’ils sont contre-nature. J’ai souvent entendu ça à propos de sports peu féminisés, des sports de combat en particulier (ben oui, les filles c’est gentil et mignon), mais aussi à propos de sportives de haut niveau jugées trop hargneuses, trop compétitives et trop grimaçantes.

Crédits photos: Serena Williams – AFP. Photo trouvée ici / Gwladys Epangue – Imago – Photo trouvée ici

Inutile de chercher bien loin ; ceux qui grommellent que « deux filles qui se battent, c’est quand même pas joli » sont aussi ceux qui estiment qu’une femme est plus belle dans une cuisine qu’au volant d’une pelleteuse, plus à sa place à changer des couches qu’à la tête d’une entreprise. Ce sont ceux qui ont une image de la femme bien ancrée et bien figée dans leur tête et qui ne veulent pas en démordre.

Alors bien sûr, on n’a pas l’habitude de voir des femmes tous muscles tendus, le regard noir, avec la souffrance qui se lit sur le visage, mais à quoi s’attend-on ? A des nymphes au teint frais, qui gambadent la bouche entrouverte, le cheveu brillant et le front mat ? Que ceux ou celles qui veulent voir ce genre de choses aillent se gaver de pubs et d’articles de magazines féminins.

La suite logique de ce genre de discours est qu’il y a des sports créés pour les hommes, dans lesquels les femmes ne les dépasseront jamais. Par conséquent, il n’y aurait pas lieu de s’intéresser aux sportives. A moins qu’elles aient des mini brassières et se roulent dans le sable d’un terrain de beach-volley. On à moins qu’elles posent pour des photos dénudées. Mais ce n’est pas du sport.

Oui, c’est un fait : pour de longues décennies encore, l’être humain le plus rapide du monde sera un homme. A haut niveau, dans les sports où l’on se mesure au chrono ou à la toise, il n’y a pas photo, et musculairement non plus : les femmes n’ont ni l’explosivité ni la force des hommes. Ceci étant, devons-nous toutes alors raccrocher nos pointes*, nos crampons, nos kimonos et nos raquettes ? Devons-nous nous contenter de la danse et de la gymnastique pour lesquelles nous serions naturellement douées ?

N’en déplaise à ceux qui voudraient voir les femmes rester dans l’ombre des salles de danse, peut-être y a-t-il un problème de conception du sport. Il y a le spectacle, avec du sensationnel, des records à tout prix,  de l’élévation des sportifs au rang de stars, des sponsors. Là les femmes ont du mal à se faire une place, à moins qu’elles apportent du scandale et du glamour. Et il y a le spectacle aussi, mais avec du travail acharné, de la progression et des échecs, du dépassement de soi et surtout, du plaisir sans mesure qu’on éprouve à pratiquer sa passion. Un record battu, c’est avant tout un homme ou une femme qui s’est surpassé-e. Dans celui-ci, et à tous les niveaux, les femmes ont toute leur place, la même que les hommes.

Morgane Ribout après sa victoire au championnats du Monde de judo de Rotterdam en août 2009

Crédits photos AFP

Mais le faible niveau de certains sports féminins reste une réalité et j’y reviendrai, ce sera la suite…

* d’athlétisme, d’athlétisme, bien sûr, la danse on a le droit.

Préjugé 1: les sportives sont moches

(j’entame la rediffusion de quelques articles publiés à l’origine sur l’ancien blog)

C’est l’insulte la plus souvent balancée. Je pense sincèrement qu’elle est peu à même de toucher celles qui s’épanouissent dans leur sport et qui sont fières de leur corps ; mais quels dégâts cela peut faire sur des femmes qui n’ont pas confiance en elles !

J’avais déjà eu l’occasion de m’énerver sur ce sujet dans ce billet, c’est d’ailleurs ce qui est à l’origine de cette petite série.

On ne sait plus quoi faire des injonctions dont on nous bombarde : « Aie des seins et des fesses mais reste mince, mets-toi au régime mais ne soit pas maigre… » et à présente « Fais du sport mais ne sois pas trop musclée… ». Tout comme les femmes font régimes sur régime pour coller au modèle de minceur, elles se tiennent consciencieusement à l’écart d’une pratique sportive régulière, ou «pire », en compétition, pour rester « féminines ». (je reviendrai d’ailleurs aussi sur cette notion de féminité).

Je préviens, je ne vais pas balancer des photos d’athlètes en petite tenue pour faire mentir ce poncif. (Désolée pour les quelques visiteurs que Google m’amène régulièrement sur une requête « photos de sportives nues »). Entre autres parce que les quelques sportives qui trouvent grâce aux yeux des médias ne doivent rien à leur pratique mais tout à la génétique.

Appuyons plutôt là où ça fait mal : la pratique intensive du sport modifie le corps d’une manière assez peu conforme aux canons de beauté actuels et à la vision qu’on se fait de la féminité*. Et tant que nos représentations de la femme resteront figées, on continuera de trouver les sportives moches en général.

Je concède que c’est bien peu vendeur pour inciter des adolescentes à pratiquer un sport. Mais mettre en avant les seules sportives de haut niveau labellisées « féminines », comme on le fait souvent, n’est une bonne méthode qu’à court terme. D’une part, c’est finalement admettre qu’une femme n’est digne d’intérêt que si elle est belle à regarder et désirable, quoi qu’elle fasse. D’autre part, c’est peut-être jouer sur le mauvais terrain, car plus que les sportives, c’est leur activité en elle-même qui dérange…

…C’est d’ailleurs le sujet du prochain billet : « Le sport féminin, c’est moche. »

* fragilité, délicatesse, grâce…c’est bien joli, mais ça n’aide pas à porter ses valises toute seule.